Dépaysement garanti chez Miss Kô

J’avoue que j’ai toujours un peu tendance à ne pas trop en attendre de ces nouveaux lieux estampillés méga branchouilles. D’où ma méfiance par rapport à Miss Kô, le dernier bar-restau designé par Starck : Ouvert au printemps au moment de la Fashion Week il a donc immédiatement été pris d’assaut par les parisiens les plus pointus. J’avais peur que l’établissement ne soit que joli et que cela ne suive pas dans l’assiette. La bonne nouvelle, c’est que tout le bien que l’on dit sur cette adresse est justifiée ! Allez, c’est parti pour un voyage en Asie le temps d’un déjeuner.

La semaine dernière, j’ai proposé à mes copines J.P et D.M d’aller tester le resto Miss Kô sur les Champs. Une réservation online plus tard (très pratique), nous voilà attablées dans une énorme salle rectangulaire avec petites chaises ornées d’idéogrammes chinois, ombrelles au-dessus de nos têtes, bar ultra-moderne sur notre droite, ambiance rouge presque tamisée, assiettes ornées de têtes de tigre et corps de femmes nues entièrement tatouées sur le menu. Boum, première claque visuelle, on a vraiment du mal à croire qu’il y a encore deux minutes on se trouvait sous la pluie parisienne !

Le premier étonnement passé et tous les petits détails de la déco un peu digérés, il est temps de jeter un œil à la carte. OK, ce n’est pas donné mais ce n’est pas non plus abusé au regard des tarifs parisiens. Et puis, il y a beaucoup de choix et pas mal de plats intrigants. Cela tourne donc autour de spécialités asiatiques mais tout est pas mal revisité. Le ton est donc donné : ici il faut s’attendre à du dépaysant et à du moderne. On choisit toutes les trois de commencer avec des gyozas (10 euros) : végétariens pour J.P, au bœuf bourguignon pour D.M et aux gambas pour moi.

Quand les plats arrivent, on apprécie le soin apporté à la présentation. Nos cinq bouchées sont joliments alignées sur une feuille de bananier et les goûts déchirent : les plus classiques sont les végétariens mais ceux au bœuf avec une sauce au porto sont vraiment une expérience gustative à ne pas manquer et les miens se plongent avec délice dans une sorte de mayo qui en relève le goût de façon très judicieuse. Premier miam !

Ensuite arrivent les plats : le bobun au poulet (18 euros) de D.M est plein de saveurs, super copieux et ses morceaux de viande caramélisés à point. Les super sushis (11 euros) de J.P ne ressemblent absolument pas à ceux qu’on a l’habitude de commander au jap : ils sont fourrés au croustillant de poulet et au boursin et ils ont fiers allure. De mon côté, j’ai hésité avec le burger et le pad thaï aux Saint-Jacques mais j’ai finalement opté pour une marmite de poulet curry rouge (17 euros) qui arrive accompagnée d’un petit bol de riz parfumé et d’un surprenant chutney tomates-ananas. Les saveurs sont au rendez-vous, la présentation est au top, les assiettes sont bien remplies. Il faudrait être difficile pour ne pas passer un bon moment…

Même au moment des desserts, on hésite tellement les douceurs ont l’air attrayantes… Les filles se laissent tenter par une boule de glace litchi-mandarine délicieusement acidulée et qui arrive avec une petite madeleine. Moi je craque pour le Destructuré, une tarte aux framboises qui repose sur des fraises compotées et qui est surmontée d’un sorbet citron basilic. Jeux de saveurs et de textures, on est encore loin de la facilité et ça change agréablement !

Bref, autant vous dire que lorsqu’on est reparti deux heures plus tard et que l’on s’est pris de la grèle sur la tronche trois secondes après avoir mis le pied dehors, le retour à la réalité a été plutôt brutal…

Miss Kô
49 avenue George V
75008 Paris
01 53 67 84 60
http://www.miss-ko.com/

4 réponses pour “Dépaysement garanti chez Miss Kô

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